Urtica dioica et Urtica urens

Urtica dioïca et urens, Fam. Urticaceae
Urtica dioïca, Grande Ortie
Urtica urens, Petite Ortie

Botanique, Histoire:
Le nom vient du latin urere = brûler
La grande Ortie peut atteindre jusqu’à 2 m de hauteur et est une plante dioïque. La petite Ortie ne mesure pas plus de 50 cm. Elle est monoïque, donc les organes mâles et femelles sont regroupés. La tige porte plusieurs branches. Les feuilles et la tige possèdent des poils très fragiles qui cassent facilement, au moindre contact, car ils contiennent de la silice. De plus ils sont plantés sur des petites vésicules contenant des substances rubéfiantes (Histamine, Acide formique, Acétylcholine, Sérotonine) qui sont libérées quand le poil casse. Dans une plante séchée, le tonus des cellules et la pression des vésicules diminuent et l’ortie ne pique plus.
La grande ortie figure parmi les 10 plantes médicinales les plus souvent utilisées par les tribus d’Indiens d’Amérique du Nord. Les orties ont leur place dans notre tradition médicinale depuis l’Antiquité.

Parties utilisées et Composants:
On utilise les parties aériennes et la racine. La différence de teneur en composants entre la petite ortie et la grande n’est pas très importante. Traditionnellement on utilise plus souvent la grande ortie en phytothérapie et la petite en homéopathie.
Les principaux ingrédients sont:
Dans les herbes (Urticae herba):
Triterpènes, Stérols,
Chlorophylle (l’ortie est très riche en chlorophylle et avec la luzerne et les épinards une des plantes pour l’extraction industrielle de la chlorophylle).
Flavonoides (Quercetol).
Amines: Histamine, Acide formique, Acétylcholine, Sérotonine.
Vitamine C.
Minéraux: Calcium, potassium, acide silique, fer.

Dans la racine (Radix/Rhizoma urticae): en outre des Phytostérols dont vient l’utilisation pour la sphère génitale.

Connues et utilisées traditionnellement en Médecine comme nettoyant du sang, pour les cures dépuratives de printemps, comme diurétique, pour des calculs rénaux, le rhumatisme articulaire, les maladies chroniques de la peau et l’urticaire aiguë. Renforce la production du lait et baisse légèrement la glycémie.

Utilisation en phytothérapie vétérinaire:
Pour la médecine vétérinaire, nous retenons :
Affections articulaires chroniques, dermatites et dermatoses chronique, dermite estivale, urticaire.
Diurétique, Hypotenseur, Analgésique, Antiphlogistique, Antirhumatismal et remède de drainage lors des infections inflammatoires des voies urinaires (REICHLING et al. 2005) et génitales. Infertilité. Prévention de la résorption fœtale et de l’avortement.
Doses journalières pour un cheval:
En infusion de la plante fraîche, on utilise: 10 – 50 g/500ml eau/jour en 2-3 prises
Extraits standardisés EPS ou TM : 5ml 1-3x/jour
De par de ses propriétés dépuratives et draineuses, on associe très souvent l’ortie à autres plantes.

Utilisation en homéopathie vétérinaire:
En cas de diminution et disparition de la sécrétion lactée. Pour arrêter la lactation et éviter la mammite lors du sevrage.

Remède de drainage pour les atteintes articulaires et cutanées chroniques.
Urticaire.
Troubles intestinaux concomitants.
Infections urinaires.
Dilutions utilisées : 3 DH, 4 DH, 6 DH, 5 CH. Exceptionnellement plus haut.

Le traitement individualisé
En dehors des cures dépuratives et préventives, et pour réussir un traitement ciblé avec l’ortie, une prescription individualisée est utile, qui se base sur le type et la constitution, en étant proche de Sulfur et de Lycopodium en homéopathie.

Causa, Modalités
Conséquences de la suppression de la lactation, tarissement, suppression de l’urticaire et d’éruptions cutanées, conséquences de douleur articulaire, d’intoxications, de piqûres d’insectes.
Les symptômes montrent une aggravation
< saisonnière, par allergie, par temps froid et humide, par temps de neige, au toucher,
< aux applications locales froides et humides
> et s’améliorent au grand air, et par rafraîchissement à l’air

À retenir:
En cure préventive et comme adjuvant de traitement, dû à ses propriétés détoxicantes, nettoyantes et dépuratives.

Une plante contenant beaucoup de principes actifs, ce qui explique ses indications variées. Ses composants s’influencent mutuellement et l’ensemble de ses effets est compréhensible uniquement en prenant la plante comme une unité thérapeutique. Une prescription individualisée est favorable à la réussite d’un traitement.

Bibliographie

DORCSI, M. (1991):
Homöopathie. Bd. 5, Arzneimittellehre 3. Aufl.
Haug, Heidelberg (H)

HOPPE, H.A. (1975):
Drogenkunde. Bd. 1, Angiospermen, 8. Aufl.
De Gruyter, Berlin

MOERMANN, D. E. (1998) :
Native American Ethnobotany.
Timber Press, Portland

QUIQUANDON, H. (Hrsg.) (1999):
Homéopathie vétérinaire. Biotherapie. 2. Aufl.
Point Vétérinaire, Paris

MADAUS, G. (1989):
Lehrbuch der biologischen Heilmittel. Nachdruck
Mediamed, Ravensburg

REICHLING, J.. GACHNIAN-MITSCHEVA, R., FRATER-SCHRÖDER, M., SALLER, R., DI CARLO, A. und W. WILDMAIER (2005):
Heilpflanzenkunde für Tierärzte.
Springer, Berlin-Heidelberg

SCHÖNFELDER, P. und I. SCHÖNFLEDER (1988):
Der Kosmos-Heilpflanzenführer: europäische Heil- und Giftpflanzen.
Franckh, Stuttgart

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