Ajuga reptans – La bugle rampante

Botanique, Histoire
Les bugles, dont l’apogée de l’utilisation se situe autour du 15ème siècle en raison de leur réputation à guérir des plaies de toute sorte, portaient aussi les appellations de «petites» ou «moyennes» consoudes, certainement en comparaison avec les propriétés de la «grande consoude», le Symphytum officinale. Les bugles sont des Laminacées facilement reconnaissable par leur fleurs, due à l’absence de la lèvre supérieure et une lèvre inférieur en trois lobes inégaux (voir photo ci-dessus).

Elles étaient souvent confondu avec la Brunelle (Prunella vulgaris) qui fleurit à la même saison, et qui possède des propriétés comparables. La dernière portait aussi le surnom de la «petite consoude» pour ses propriétés vulnéraires. Dans la pratique d’aujourd’hui, nous nous intéressons surtout à la bugle à rejets rampants (Ajuga reptans), qui est omniprésente dans nos régions et pour notre goût sous-utilisée en phytothérapie moderne. Voilà pourquoi:

Parties utilisées et composants:
Une forte teneur en tanins lui confie des propriétés astringentes et un gout amer, exploitables pour les troubles digestifs et les lésions de la peau et des muqueuses. Ses iridoides ont des propriétés anti-inflammatoires qui se rapprochent des harpagosides de la griffe du diable (harpagophytum). Différents hétérosides ajoutent une efficacité sur les voies respiratoires profondes.

La récolte de l’herbe (la plante sans racines), herba ajugae, a lieu en plein fleuraison entre mai et juillet. Un séchage soigné et un découpage en fines parties aident à la libération des principes actifs lors de la préparation des infusions, des décoctions, des vins toniques ou des teintures.

Préparation: L’infusion ou la décoction se préparent avec 30g de l’herbe finement coupée par litre d’eau bouillante (3g/tasse de 100ml).

Remède du cocher:
Le lendemain d’une fête, il n’est pas inutile de connaitre l’infusion de la bugle pour atténuer les effets indésirable de l’alcool. Boire trois tasses le matin, espacées d’une heure. Faites pareil, si une indigestion vous tracasse.

Votre cheval vous a tapé ou marché sur le pied? L’infusion, un vin tonique ou la teinture de la bugle, pris pendant plusieurs jours de suite, aident à résorber vos hématomes et calment les douleurs.

Votre toux a du mal à passer depuis plusieurs semaines? Vous êtes asthmatique? Vous souffrez de gastrite, des ulcères, de rhumatismes? L’ajuga se combine facilement avec d’autres plantes pour vous soulager.

C’est un excellent cicatrisant et astringent, et appliqué localement sur des plaies externes, et pour les muqueuses orales en bain de bouche et pour le gargarisme en cas d’angine.

Remède de cheval
Les principes amères et astringentes confèrent aux préparations de la bugle des capacités curatives en cas d’ulcère d’estomac, souvent complété par le Plantain, le Saule, le Bouleau ou la Réglisse.

Les chevaux souffrant de bronchite subaigu ou chronique, qui toussent profondément et par quintes, profitent également d’Ajuga.

La plante peut accompagner un traitement d’un cheval arthrosique.

L’utilisation local de la décoction pour des bains de bouche et la cicatrisation des plaies cutanées est toujours d’actualité.

Homéopathie
Son utilisation homéopathique se concentre sur les affections respiratoires décrites en haut. La toux s’aggrave par temps chaud et s’améliore à l’air frais et froid. La bugle peut être utile aussi en cas de constipation. Prendre une 7 ou 9 CH.

À retenir
La bugle rampante, Ajuga reptans est omniprésent dans nos régions et très certainement trop peu utilisée dans la phytothérapie moderne.

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